Prise en charge à l’officine

Lors de la ménopause, le taux d’estrogènes circulant tombe à 20 pg/ml alors qu’il évolue entre 40 et 400 pg/ml avant la ménopause. Le tractus uro-génital est particulièrement sensible à cette baisse d’estrogènes : la flore saprophyte du vagin diminue, l’épithélium se modifie, la vascularisation s’amoindrit, les sécrétions diminuent (elles peuvent être 2,5 fois moins importantes qu’en période d’activité génitale).

Les femmes souffrent de sécheresse, avec des douleurs liées ou non aux relations sexuelles. Elles peuvent avoir des troubles urinaires (infections, urgences mictionnelles…). On peut observer une baisse de la libido, des problèmes sexuels et de nombreux autres inconvénients au quotidien. (1)

On appelle ces manifestations le syndrome génito-urinaire de la ménopause ou la vulvo-vaginite atrophique (VVA) liée à la ménopause. (2)

 

 La VVA concerne de nombreuses femmes ménopausées

Dès 1 an après la ménopause, près d’une femme sur deux est touchée. Ce chiffre atteint environ 80 % 6 ans après.(2) A la différence des troubles vasomoteurs (bouffées de chaleur), qui peuvent s’améliorer avec le temps, les signes de VVA ne s’améliorent pas sans prise en charge. (1)
Ils peuvent avoir des répercussions physiques, psychologiques et sociales (1) et devenir très handicapants avec des effets sur l’humeur, la joie de vivre, la relation au partenaire, la spontanéité, le sommeil, etc. (3)

Un sujet peu abordé par les femmes mais aussi par les professionnels de santé

70 % des femmes concernées n’en parlent pas à leur médecin.(4)
Les motifs de consultation pour VVA sont : (3)
• Irritation : 50%,
• Douleur lors des rapports sexuels (dyspareunie) : 27%
• Sécheresse vaginale : 24%.

L’information délivrée par les médecins répond peu aux attentes des patientes. (3)

Contrairement à ce que pensent de nombreuses femmes, la VVA n’est plus une fatalité

Il existe plusieurs solutions locales pour soulager les signes et symptômes de VVA :
• de simples hydratants qui apportent du confort, réduisent la sécheresse mais n’agissent pas sur les modifications anatomiques (4)
• des lubrifiants dont l’objectif est de limiter les irritations liés aux frictions avant ou pendant les rapports (4)
• et des traitements hormonaux locaux (ovules, crèmes, etc…) sur prescription médicale. Ils ont fait la preuve de leur efficacité. Ils restaurent anatomiquement la muqueuse et soulagent les symptômes.(4) Leur effet est rapide. (1)

Le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THM) est indiqué chez les femmes qui souffrent de troubles climatériques. Il peut avoir un effet sur les troubles uro-génitaux mais cet effet n’est pas systématique ; en effet, 10 à 25% des femmes utilisant un traitement systémique souffrent encore de symptômes liés à l’atrophie urogénitale. (1)



Professionnel de santé de proximité, le pharmacien peut jouer un rôle dans le dépistage et dans la prise en charge de la VVA.
Interlocuteur de confiance, il peut aborder le sujet avec les personnes possiblement concernées, leur proposer des solutions d’hygiène et de soins adaptés, les informer ou les orienter vers un médecin pour bénéficier d’une prescription.
Cette prise de parole, au-delà de renforcer la relation de confiance vis-à-vis de l’équipe officinale, peut être déterminante pour le quotidien et la qualité de vie des femmes, dont la période de la ménopause représente 1/3 de la vie. (5)

 

 

VVA : Vulvo-Vaginite Atrophique

Références :
1. Sturdee DW, Panay N. Recommandations pour la prise en charge de l’atrophie vaginale post ménopausique. International Menopause Society. 2010 : 1-28
2. Palma F et al. Vaginal atrophy of women in postmenopause. Results from a multicentric observational study. The AGATA study.Maturitas 2015 : 1-5
3. Kingsberg SA et al. Vulvar and vaginal atrophy in postmenopausal women: findings from the REVIVE (REal women’s VIews of treatment options for menopausal Vaginal changEs) Survey. J Sex Med. 2013; 10: 1790-99
4. Lev-Sagie A. Vulvar and Vaginal Atrophy: physiology, clinical presentation and treatment considerations. Cl Obst Gyn. 2015: 1-16
5. CNGOF. Cours item 55 : Ménopause. 2010-2011

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