Dysménorrhées et qualité de vie : un cercle vicieux

Les dysménorrhées sont un des troubles gynécologiques les plus courants. Selon les données disponibles, elles toucheraient près de 90% des femmes. (1)
Chez une majorité d’entre elles, l’intensité est jugée modérée à sévère (2) et peut être responsable d’absentéisme scolaire ou d’absence au travail. (1)

Dans de nombreux cas, la douleur abdominale peut être d’intensité sévère avec une sensation de crampes et des douleurs lombaires. Le relargage des prostaglandines dans les premiers jours des règles entraîne également la survenue de manifestations neurovégétatives telles que des diarrhée, nausées, vomissements, fatigue, photophobie, maux de tête, vertiges, voire plus rarement, fièvre et syncope. (3)


On peut s’interroger sur le fait que, malgré ce handicap et ses conséquences, les femmes consultent assez peu et ont souvent recours à l’automédication ou à des recettes héritées de leur mère ou grand-mère. (4)


Iacovides S. et al consacrent, dans une revue de la littérature, un long paragraphe aux données bibliographiques traitant de qualité de vie et des dysménorrhées. (5)

Impact sur la qualité de vie

Des études de grande envergure ont été menées à travers le monde sur des centaines, voire des milliers de femmes ou d'adolescentes. Celles-ci ont montré un impact négatif sur de multiples aspects de la vie, telles que les relations familiales, les relations amicales, la performance au travail ou à l’école ainsi que les activités sociales. (5)
La dysménorrhée est associée à une réduction de l’activité physique et représente la première cause d’absences récurrentes de courte durée chez les femmes en âge de procréer. On estime entre 10 et 30% le pourcentage de femmes (étudiantes ou insérées dans la vie active) s’absentant 1 ou 2 jours par mois pour ces raisons. (5)
L’impact du problème sur la productivité et l’activité économique n’est pas anodin. (5)

    Les mesures de qualité de vie menées dans les différents travaux mettent en évidence une diminution significative des scores de qualité de vie des patientes. Cela se vérifie de 2 façons :
  • En comparant les périodes de souffrance par rapport aux moments où elles ne souffrent pas
  • En comparaison aux femmes ne souffrant pas de dysménorrhée(5)

Le lien entre la douleur et l’état affectif a également été mis en évidence avec des femmes plus agitées et de mauvaise humeur durant la phase de menstruation. (5)
La douleur peut également avoir des conséquences en termes de sommeil. Un véritable cercle vicieux pour les patientes insomniaques plus fatiguées chez qui l’effet négatif de la douleur pourra être plus durement ressenti et sera susceptible d’impacter encore plus leur activité ou leur humeur. (5)


Au regard de ces données, on comprend qu’une information appropriée plus systématique des patientes sur leur trouble et la possibilité d’accès à une prise en charge efficace par des professionnels de santé avertis pourrait apporter de vrais bénéfices en termes de qualité de vie(6).


Références:
(1) Unsal A et al. Prevalence of dysmenorrhea and its effect on quality of life among a group of female university students. Upsala journal of Medical Sciences. 2010; 115: 138-45
(2) Dawood MY. Primary dysmenorrhea. Advanced in pathogenesis and management. Obstetrics and gynecology. 2006; 108(2): 428-41
(3) Antao V et al. Primary dysmenorrhea consensus guidelines. SOGC clinical pratice guideline. 16. Décember 2005: 1117-30
(4) Graz B et al. Dysménorrhée : patience, pilules ou bouillotte ? Rev Med Suisse 2014 ; 10 : 2285-8
(5) Iacovides S, Avidon I, Baker FC. What we know about primary dysmenorrhea today: a critical review. Human reproduction update. 2015; 21(6): 762-78
(6) Chen HM and Chen CH. Related factors and consequences of menstrual distress in adolescent girls with dysmenorrhea. Kaohsiung J Med Sci. 2005; 21(3): 121-6

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